COEXISCIENCE

SCIENCES EN COMMUNS

Communs scientifiques

Depuis quelques années, la science représente, avec le numérique, un exemple emblématique et une opportunité de repenser la place de la production, du partage et de la diffusion de connaissances dans nos sociétés. Les communs de la connaissance scientifique sont fondés sur un constat : la recherche et l’innovation font l’objet “d’enclosures” de plus en plus marquées, qui nuisent aux équilibres économiques, sociaux et écologiques de l’humanité.

  • Les modèles actuels de développement de la recherche  poursuivent des objectifs “d’excellence”, de compétitivité et d’accélération technologique à des fins essentiellement mercantiles.
  • Les droits de propriété intellectuelle sur la recherche se renforcent dans des domaines qui en étaient autrefois exempts comme le brevetage du vivant ou des mathématiques au détriment de la libre circulation et l’appropriation collective des savoirs.
  • L’accès à l’information scientifique est de plus en plus verrouillé par des conditions économiques, épistémologiques et administratives qui enferment la production de la recherche dans des silos disciplinaires et limitent sa diffusion à des supports documentaires inaccessibles.
  • L’individualisation, la précarité, la perte de repères éthiques et humanistes affectent de plus en plus les conditions de travail des scientifiques.

Parallèlement, on assiste au développement sans précédent de la connaissance à l’initiative de citoyens qui deviennent agents producteurs, transformateurs et réutilisateurs d’informations scientifiques sans restriction :

  • juridique (creatives commons),
  • technologique (open data, wikipedia, MOOCS, open access),
  • sociale (makerspaces ou living lab citoyens, tiers secteurs scientifiques),
  • démocratique (convention de citoyens).

Ces formes d’appropriation de la science par la société ne sont pas nouvelles et puisent dans l’histoire des sciences elle-mêmes : “sciences citoyennes”, “sciences participatives” et désormais “slow sciences” ont déjà montré l’intérêt à porter des enjeux et expériences scientifiques plus écologiques et solidaires.  Toutefois ces alternatives ont du mal à s’inscrire durablement et économiquement de façon robuste dans la société. Coexiscience s’engage sur ce chantier de façon exploratoire en s’appuyant sur trois leviers spécifiques aux communs scientifiques.